En route vers Cape Cod IV: se déplacer à la vitesse de la vie - la conclusion d'un voyage vers Cape Cod

Le 13 juillet, 2007 — Avez-vous regardez LiveEarth , le concert de 24 heures sur 7 continents qui a eu lieu le 7 juillet et qui a réunit plus de 100 artistes et musiciens et 2 milliards de spectateurs afin de lancer un appel global pour résoudre la crise climatique? J'espère que oui, parce que tout le monde sur la planète dansait sur le même rythme: Il est temps de changer et nous sommes tous près. Pour plus d'information ou pour revoir le concert visitez www.avaaz.org .

Ok, maintenant pour la dernière partie de ce "voyage écologique." Cape Cod: ville de John et Nancy J. Todd, "leaders" du Dessin Écologique (et ils étaient de passage à La Maison Verte en juin), et ma destination finale. Le jeune domaine du Dessin Écologique (ou Ecological Design ou ÉcoDesign) et son premier principe de pouvoir remodeler notre société en (ré)incorporant la nature dans nos vies, maisons, institutions et municipalités, ont été pour moi depuis le tout début source de grande motivation dans mon cheminement environnemental. Après tout ce domaine ne fait que s'inspirer de la nature, mais il en sort des technologies et solutions remarquables. Il était donc primordial que mon voyage ce termine à New Alchemy Farm, lieu de naissance de la bien reconnue New Alchemy Institute .

Durant les nombreuses années de l'institution, les idéaux sociaux poussaient côte à côte avec légumes sur la ferme – des idées qui gagnent maintenant une plus grande acceptation dans la populace puisque nous reconnaissons tranquillement notre place et connexion avec le monde naturel et comment nous devons travailler avec lui pour changer notre futur et guérir les multiples cicatrices que nous lui avons infligé. L’histoire de la New Alchemy Institute est trop riche pour la résumer en quelques lignes ici, mais elle en vaut la peine. Donc si vous souhaitez en savoir plus, je vous encourage à lire Écodesign: des solutions pour la planète de Nancy Jack Todd, disponible à La Maison Verte. Trente ans après le début de cette aventure, les nouveaux alchimistes se sont dispersés à travers le globe, répandant leurs connaissances, et la ferme gît doucement. Même si l’institut n’est plus, la ferme demeure entre bonnes mains sous le soin de Earle Barnhart et Hilde Maingay, membres fondateurs. J'ai eu la chance de visiter l'Ark, un véritable exemple "d'architecture verte." Nous pensons souvent à une bonne isolation, à l'efficacité énergétique des portes et fenêtres lorsque nous pensons à "l'architecture verte," mais ces derniers peuvent aussi réduire la qualité de l'air intérieur en emprisonnant les toxines dans nos maisons. Pour être véritablement vert, les immeubles doivent être partie intégrantes de leur environnement naturel et ne doivent pas être une barrière entre la nature et nous.

L'Ark, une maison viable construite par les membres de New Alchemy, est un monument encré dans ces principes: elle utilise l'énergie du soleil activement grâce ses panneaux solaires et passivement à travers les plantes et les bassins d'eau dans sa grande serre, elle connecte ses habitants avec l'écosystème grâce à la serre qui permet la croissance de légumes et autres plants à l'année et a été construite par ses habitants au cours de plusieurs années avec des matériaux locaux et réutilisés. Non seulement cela la rend très écologique du point de vue de son impact global, tous ces aspects la rendent splendide, chaleureuse et accueillante.

J'ai également eu l'opportunité de terminer mon voyage avec un dinner sur le bord de la mer avec John et Nancy Jack Todd, qui comme je l'ai déjà mentionné sont des membres fondateurs de la New Alchemy Institute, Ocean Arks International et John Todd Ecological Design Inc. Après leurs trois décénies de recherche, de travail, et d'activisme et d'organisation populaire pour renouer l'humain et la nature, ils s'inquiètent de l'endroit où nous nous trouvons à ce jour. Ils demeurent excités de voir l'effervescence du mouvement environnemental mais se demandent si nos efforts ne sont pas trop peu trop tard. Ils restent tout de même positifs, et nous confient croire encore que le pouvoir de changer le monde gît vraiment dans l'individu et dans les communautés, plus encore que dans les gouvernements nationaux et leurs organisations internationales. Espérons que nous écouterons leur message et relèverons le défi.

Finalement, je dois admettre qu'une des raisons de finir mon voyage à Cape Cod était afin de passer quelques jours sur la plage et prendre le temps de découvrir le parc de Cape Cod national seashore et l'île de Martha's Vineyard. Nous ne pouvons pas seulement s'exclamer vouloir "sauver la planète," nous devons aussi se la réapproprier et l'apprécier. Alors c'est ce que j'ai fait! Et ce sujet, de notre rôle dans la nature et l'importance de notre connexion avec cette dernière, sera explorer dans un prochain blog lorsque je ferai une critique littéraire du livre Last Child in the Woods, que j'ai eu la chance de lire sur ce voyage.

Mais la dernière partie de cette aventure vers Cape Cod ne s'est pas terminé comme elle a commencé. Lorsque j'ai quitté Darrow School à New Lebanon, NY, je me suis dirigé vers le sud. Direction Sud aussi longtemps que possible, car à ma gauche (où je devais éventuellement tourner) se trouvait la chaine de montagne Berkshire. C’est très beau à regarder, mais… trop à pique pour mon vélo! J’aurais probablement pu réussir à les traverser, si seulement j’avais eu 5 jours de plus. Alors bien malheureusement pour moi, j’ai dû succomber à la tentation de la voiture sur cette dernière partie de mon périple (désolée…). Ma mère, qui habite juste de l’autre côté des Berkshires au connecticut, a pris sa voiture pour venir me chercher et dans l’espace de quelques heures je buvais du thé dans son salon.

Faire ce voyage en vélo m’a vraiment permis de réaliser à quel point nous sommes devenus inconscient des difficultés et entraves que représente un long parcourt et auxquels nos ancêtres (et certaines personnes vivant encore aujourd’hui selon des modes de vie plus noble) devaient faire face. Nos modes de transport modernes sont non seulement une des plus grande menace envers notre survie (pour plus sur ce sujet, je vous suggère le livre HEAT par George Monbiot), mais ils nous font aussi oublier et prendre pour acquis les obstacles insurmontables que nous avons dû endurer et conquérir pendant des milliers d’années lors de nos nombreux périples. N’importe qui (qu’il soit jeune ou ainé) peut maintenant grimper une chaine de montagne sans efforts et en un rien de temps, grâce à l’automobile. Les avantages sont évidents, mais cette opportunité relativement nouvelle cache une déconnexion claire et effrayante entre nous, le monde naturel et la vitesse à laquelle il voyage encore… Pensez-y la prochaine fois que vous êtes en voiture. Pensez aux collines, à la durée du parcourt, à la pluie, aux ponts… Maintenant si seulement les industries nous laissaient finalement acheter des voitures plus solides et qui plus moins…

Jusqu’à ce que cela arrive, je vais continuer à prendre mon vélo à chaque fois que c’est possible ;) J’espère que vous avez apprécié ce blog. Moi je sais que j’ai adoré l’aventure, les gens que j’ai rencontrés et les passions qui les habitent et qu’ils partagent. Soyez des éco-touristes en plus d’être des éco-citoyens. Si vous vous impliquez, vous en serez inspiré!

À la prochaine,
—V