TROUVEZ L'ERREURSi vous le voulez bien, nous allons cette fois-ci jouer un petit jeu. Je vais donc rapporter, les unes à la suite des autres, sept ‘phrases' (en fait ce sont des titres ou des surtitres) publiées par la presse suite à la publication du troisième volet du dernier rapport émanant du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat). Le document en question a été publié en date du 5 mai 2007. Le jeu consistera à identifier celle qui n'a pas de lien avec les autres. Voici donc les sept ‘phrases' en question :
Vous avez trouvé l'erreur? Eh bien vous gagnez le prix ... de la clairvoyance. Bravo! Vous pensez que je me paie votre tête? Jamais je n'oserais! Si le petit jeu vous a paru si trivial, c'est que vous avez eu accès à ‘toute' l'information; en tout cas, beaucoup plus que ce à quoi nous sommes habituellement exposés. Vous l'aurez peut-être également remarqué, cinq des sept titres ou surtitres proviennent de publications que l'on peut dire spécialisées. Je vois d'ici le citoyen qui, soulagé, saute sur la nouvelle de la lutte contre le réchauffement climatique à petit coût et se l'applique comme un baume. Je vois par contre cette autre (citoyenne) qui ne sait plus à quel saint se vouer. Elle se souvient en effet de l'étude publiée il y a quelques mois par le britannique Sir Nicholas Stern (mandaté par nul autre que Tony Blair) qui affirme qu'il faudra sacrifier 1% de l'économie mondiale pour ‘rester en contrôle' dans le dossier du réchauffement climatique. Elle essaie de surnager dans ‘cet océan de confusion' puisque le GIEC, ‘LA' autorité mondiale dans le domaine est d'avis, de son côté, qu'il ‘n'y a rien là' et qu'il ne faudra en consacrer que 0,1% (10 fois moins) pour arriver au même résultat. Assez curieusement, parmi les publications locales, c'est ‘l'organe en ligne' d'un grand groupe de presse québécois :TRANCONTINENTAL qui a fait le meilleur travail sur ce dossier. C'est le seul qui, à ma connaissance, a souligné à sa juste valeur le rôle qu'ont joué certaines grandes puissances : "Les conclusions du rapport sommaire [du GIEC], destiné aux décideurs, sont moins percutantes que celles du rapport initial. C'est que les délégations américaine, chinoise et saoudienne, entre autres, sont parvenues à diluer les conclusions des scientifiques" (www.visiondurable.com Rien que dans la période récente, elle s'est transformée en haut-parleur de la ligne de presse de la police britannique suite aux attentats terroristes de Londres en juillet 2005. Elle a fait une vraie job de cochon à la solde du lobby nucléaire à l'occasion du XXième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl l'année dernière. Un peu plus tard, quand il y a eu ces terribles attentats de Mumbai en Inde, elle a traité l'affaire exactement comme si une vie d'Indien avait moins, beaucoup moins, d'importance que la vie d'un occidental. Evidemment, la question c'est : qu'est-ce qu'on peut faire contre l'apparente toute puissance de la grande presse? A mon avis la réponse est : BEAUCOUP plus qu'on ne le pense; et c'est plus simple qu'il n'y paraît. Ensuite il faut balayer du revers de la main un autre mythe, une espèce de légende urbaine, plus coriace celle-là, qui veut qu'il y ait trop d'information. Evidemment, la multiplication publications ainsi que des chaînes télé spécialisées, l'explosion du net, peut nous donner le sentiment qu'il y a trop de la chose. Mais, si l'on y pense bien, on arrive à la conclusion qu'il n'y aura jamais trop d'info. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'information poubelle; mais à quoi bon se plaindre puisque celle-ci est facilement identifiable et, donc, évitable? En fait, la multiplication des sources d'information, et, j'insiste, pas seulement des sources qui s'identifient à la presse alternative, nous donne autant d'occasions de faire des recoupements, des supputations, des hypothèses que l'on entreprendra par la suite de confirmer ou d'infirmer. Autant d'occasions d'exercer ... notre liberté. Une fois faite cette mise au point, il reste à acquérir cette disposition d'esprit qui fera de soi une sorte d'éponge à information, de capteur d'information. Encore là, c'est moins compliqué que ce ne semble. Un de ces matins où, ‘avachi' devant mon ordi, je n'arrivais pas à extirper mon cerveau des brumes du matin, j'ai réalisé que mon ‘organe cognitif', qui me semblait jusque là endormi, réagissait,dans les faits, au quart de tour dès que mon œil butait sur un sujet ou un ‘mot clé' : eau, climat, guerre et paix ... C'est assez drôle comme sentiment : c'est comme si son cerveau travaillait pour soi sans qu'on en lui donne l'ordre. Il est comme ‘mindé' pour ce genre de travail! Extraordinaire non? A partir de ce moment là, j'ai réalisé que je pouvais faire confiance à ‘mes facultés', indépendamment de mon état subjectif : mon cerveau gobe, même si je me sens comme un vache en plein délit de rumination. A partir de là, ‘sky's the limit'!. Reste plus qu'à aller faire un tour de Métro (en hiver) ou de bicyclette (en été) ou encore siroter un bon café en présence d'un ami de façon, c'est le cas de le dire, à digérer tout cela. Bon appétit alors. Bonne route vers la liberté ... —Petit JeanLiensFinancial Sector to G8: Deep Climate Emissions Cuts Needed Now |
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