Faire oeuvre de pionnier : apprendre à gérer une ferme biologique en coopérativeTexte traduit par Isabelle Sanchez
Avril tire à sa finAprès plusieurs mois de planification, beaucoup d'anticipation et un tourbillon d'activités pour préparer mon départ de la ville - travaux et examens remis, boîtes emballées et beaucoup d'au revoir bien sentis - j'ai fini par atterrir ici. Cet « ici » est une ferme, tout près de Cobden, une petite ville paisible nichée dans la magnifique vallée de l'Outaouais, à une heure au nord-ouest d'Ottawa. J'y suis avec trois amis très chers et cofermiers, et nous travaillons très fort pour démarrer la saison et rattraper le léger retard dû à la fin de l'année scolaire.
Nous travaillons tous les quatre de concert pour livrer nos produits biologiques à deux marchés agricoles ainsi qu'à 30 membres ASC. Nous sommes également déterminés à gérer la ferme en coopérative, chaque décision étant prise d'un commun accord. Nous croyons que les procédures et les décisions qui précèdent la production du produit final ont autant d'importance que notre succès en tant que producteurs de légumes biologiques. Depuis notre arrivée, nous avons attaqué le travail en équipe de travail (et tenu d'innombrables réunions) et avons réussi à accomplir un grand nombre de tâches. En un après-midi, nous avons repiqué 5 000 plants d'oignon, et depuis nous avons ensemencé de nombreuses rangées de betteraves, carottes, pommes de terre et légumes verts. Nous avons également préparé des planches en prévision d'ensemencements ultérieurs, en utilisant notre tout nouveau motoculteur et en y consacrant beaucoup d'énergie.
Bien que nous soyons emballés par ce que nous accomplissons et ce que nous créons ensemble, nous vivons néanmoins de nombreuses frustrations et situations stressantes. Formant une nouvelle équipe, nous aimerions que nos longues journées de travail (qui sont fort nombreuses) se vivent aussi harmonieusement que possible. Par exemple, nous sommes souvent frustrés de constater qu'une partie de la journée est consacrée à parler de ce qu'il y a à faire puis à se mettre d'accord sur le plan de match le plus efficace. Analyser la meilleure façon - en pesant tous les avantages et désavantages - d'installer une protection sur les rangs (une sorte de couverture en toile qui court le long des rangs pour protéger les jeunes plants du givre) peut facilement nous prendre une heure. Mais quand le soleil se couche et que les nuages de mouches noires font leur apparition, ces discussions sont-elles vraiment nécessaires pourvu que le travail se fasse, et efficacement? Les jeunes pousses vertes émergent du sol argileux et notre première récolte qui arrive à la fin du mois. Je tiendrai les lecteurs de la Maison Verte au courant des progrès de notre ferme.
À la prochaine, |
|
|
| lun - merc |
10h00 - 18h00 |
| jeudi |
10h00 - 21h00 |
| vendredi |
10h00 - 18h00 |
| samedi |
10h00 - 17h00 |
| dimanche |
10h00 - 17h00 |
5785, rue Sherbrooke Ouest, Métro Vendôme + autobus #105
5785 rue Sherbrooke ouest, Montréal QC, H4A 1X2
Metro Vendôme + bus #105 téléphonez nous ! 514-489-8000
info@cooplamaisonverte.com