Événement écolo découverte par « La Maison Verte »

Manifestation Terre et liberté :
Vendredi 28 mars 2008, 15h
Devant les bureaux de Jean Charest
coin McGill et Sherbrooke

Après plus d'une année de consultation à travers le Québec, la Commission pour l'avenir de l'agriculture et l'agroalimentaire (CAAAQ) a déposé son rapport en février. Ce rapport remet en question le modèle d'agriculture que l'État québécois privilégie et le gouvernement semble vouloir le reléguer à un fond de tiroir. Profitons du dépôt du rapport pour nous faire entendre et ne laissons pas les propositions issues de la passer sous silence!

Que fait notre gouvernement par rapport à l'agriculture ? Les politiques agricoles en place au Québec sont basés sur une vision industrielle de l'agriculture. Plutôt que d'aider les communautés locales à développer une agriculture écologique répondant à leurs besoins, elles servent les intérêts des grandes corporations qui n'ont aucun respect pour la terre et les vies humaines. Partout sur la planète, ce modèle d'agriculture brime le droit à l'autodétermination des peuples et des collectivités. Partout aussi, une résistance se forme pour défendre le droit à la terre et la liberté. Au Mexique, les zapatistes se sont opposés à la signature de l'ALENA qui niait leur droit à posséder la terre collectivement. En Inde, en Amérique du Sud et en Europe, des groupes se sont formés pour détruire des champs d'OGM.

Alors qu'il en a l'occasion suite au rapport de la CAAAQ, le gouvernement québécois refuse de revoir le modèle d'agriculture qu'il préconise. Pourtant il ne fait aucun doute que l'agriculture est en crise écologique, sociale et économique. La concentration des fermes est de plus en plus importantes, les cours d'eau sont en piètres états et plus d'une région est traversée par des conflits notamment par rapport aux porcheries.

Bien que nous ne soyons pas dupes des manigances pseudo-démocratiques de nos gouvernements, nous croyons que le rapport de la CAAAQ contient un ensemble de recommandations bénéfiques pour l'agriculture. Dans cette perspective, nous demandons :

1. l'abolition du monopole syndical de l'UPA

2. la mise en place d'un financement public favorisant les petites fermes écologiques

3. l'interdiction de l'usage des OGM, des pesticides de synthèse, antibiotiques des hormones de croissances

4. le respect des droits et la justice pour tou-te-s les travailleuses et travailleurs migrant-e-s et la régularisation de toutes les personnes sans-status.

Nous reconnaissons par ailleurs que le Québec et le Canada sont basés sur le vol de la terre des communautés autochtones. Notre travail est en solidarité avec les luttes autochtones dans le cadre d'un mouvement global pour l'autodétermination des peuples et collectivités, ici comme ailleurs. Terre et liberté !


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